AMOCO
(gilles jamault - déposé sacem)
Avant
il y avait la mer, le ciel le vent le feu, le ciel le vent le
feu
Maintenant bien des tankers, laissent traces derrière eux,
laissent traces derrière eux
Ils dirigent des flottes entières de bateaux dangereux,
de bateaux dangereux
Qu'ils envoient près de nos terres, ce sont les rois du
jeu, ce sont les rois du jeu.
Ballotté
de tous les bords, le navire en sursis, le navire en sursis
Chahuté jusqu à la mort, lance son dernier cri,
lance son dernier cri.
Des milliers de goélands, les ailes déployées,
les ailes déployées
Subissent le triste sort, des oiseaux mazoutés, des oiseaux
mazoutés.
La
faute à quoi, la faute à qui, la belle économie,
la belle économie
L'Amoco s'est englouti dans une mer en furie, dans une mer en
furie
Assurance et compagnie, la guerre n'est pas finie, la guerre n'est
pas finie
Goliath fait des petits, les souvenirs aussi, les souvenirs aussi.
L'océan
peut être fier de ce contre-courant, de ce contre courant
Qui nettoie le Finistère de Roscoff à Ouessant,
de Roscoff à Ouessant
L'océan c'est notre mère accouchant du vivant, accouchant
du vivant
Ce n'est pas un cimetière laissé à tous les
vents, laissé à tous les vents. BIS
NOTA : En 24 heures,
les 16 et 17 mars 1978... Le pétrolier libérien
"Amoco Cadiz" appartenant à la société
américaine Amoco,
filiale de Standard Oïl
of Indiana et affrété par la Shell, dérive
au large de Portsall (Finistère),
heurte les rochers de Men
Gourven et laisse échapper plus de 232 182 tonnes de pétrole